Une étude sur les techniques de mémorisation

Vous avez sans doute déjà entendu parlé de ces champions de la mémoire pouvant retenir des centaines, voire des milliers d’informations en un temps record. Une étude récente publiée dans la revue scientifique Neuron vient de démontrer qu’en réalité la grande majorité de la population peut développer des capacités mnésiques approchant, voire égalant, les prouesses de ces athlètes de la mémoire.

Une analyse du cerveau des athlètes de la mémoire

Dans un premier temps, l’équipe du professeur Martin Dresler du Centre médical de l’Université de Radboud au Pays-Bas a voulu étudié les caractéristiques cérébrales de ces champions de la mémoire. L’équipe de recherche a fait appel aux 23 meilleurs candidats des Championnats du Monde de mémoire. Le cerveau de ces athlètes a été étudié par IRM au repos et en condition de mémorisation.

L’exercice de mémorisation consistait à retenir 72 mots et les rappeler 20 minutes plus tard. Ces résultats ont été comparés à un groupe témoin représentatif de la population n’ayant pas reçu d’entrainement aux techniques de mémorisation avant l’étude. Le groupe des champions s’en sort avec une moyenne de 70,8 mots contre 39,9 mots pour les sujets du groupe témoin.

La formidable capacité de connexion inter-régionale

De manière tout à fait contre intuitive, les athlètes de la mémoire ne possèdent pas une anatomie de leur cerveau, ni des performances cognitives générales significativement différentes du groupe témoin. Cependant, l’analyse des images IRM montre qu’ils possèdent une capacité accrue à connecter plusieurs régions de leur cerveau liées à la mémoire.

Ces champions de la mémoire attribuent leurs prouesses à la maîtrise de stratégies mnémotechniques bien développées. Ces méthodes de mémorisation encourageraient le recrutement de plusieurs zones cérébrales renforçant ainsi l’encodage et le stockage des informations.

L’étude de l’entrainement aux techniques de mémorisation

Afin d’étudier l’impact de ces méthodes de mémorisation, l’équipe du professeur Martin Dresler a comparé les cerveaux des ces champions de la mémoire à ceux de 51 sujets sans expérience préable dans les stratégies de mémorisations. Il a été demandé à ce groupe témoin de suivre un entrainement de 6 semaines aux techniques de mémorisation utilisées par ces champions de la mémoire.

Au début et à la fin de l’étude, le groupe des champions et le groupe témoin ont passé deux sessions d’IRM durant lesquelles ils ont été soumis à des tests de mémorisation sur 72 mots.  Entre ces deux sessions, le groupe témoin a suivi un entrainement aux techniques de mémorisation quotidien d’une trentaine de minutes par jour pendant 40 jours.

Des résultats impressionnants !

A la fin de la période de cette étude, l’efficacité de l’entrainement est remarquable. La capacité de mémorisation du groupe témoin a augmenté de +238%, en passant d’une moyenne de 26 mots mémorisés en début d’étude à 62 mots mémorisés en fin d’étude. D’autant plus, l’étude par l’imagerie IRM montre des capacités de connexion cérébrale inter-régionale semblables à celles observées chez les athlètes de la mémoire.

Cette étude vient appuyer encore une fois sur notre formidable capacité à améliorer nos compétences de mémorisation. C’est pourquoi, il est absolument indispensable de sortir de ces croyances limitantes nous laissant croire que nous avons une mauvaise mémoire. Tout est une question de METHODE, et ce que nous voulons transmettre avec Mentalis® à tous nos étudiants qui ont décidé de croire en leurs capacités.


Sources : Martin Dresler, William R. Shirer, Boris N. Konrad, …, Guillen Fernandez, Michael Czisch, Michael D. Greicius, « Mnemonic Training Reshapes Brain Networks to Support Superior Memory », in Neuron 93, mars 2017.


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